LA LITTERATURE ET LA FAMILLE
22 juillet 2026
On dit souvent que la famille est un pays dont on ne possède jamais tout à fait la carte.
Un territoire de frontières invisibles, de terres promises et, parfois, de zones de non-droit.
On y naît sans l’avoir choisi, on s’y construit en miroir ou en rupture, et l’on passe souvent le reste de sa vie à essayer de traduire les silences de ceux qui nous ont faits.
Certains voient dans la lignée un refuge, une ancre dans la tempête. Pour d’autres, c’est un poids, une fiction qu’il faut réécrire pour enfin devenir soi-même. Mais entre le « je » et le « nous », il y a le papier. Il y a ces livres qui, mieux que des albums photos, capturent l’invisible : l’odeur de la cuisine d’une grand-mère, la violence sourde d’un secret de polichinelle, ou la grâce d’une main tendue entre un père et son fils.
Alors, comment la littérature s’empare-t-elle de nos racines ? Pourquoi avons-nous ce besoin viscéral de lire la vie des autres pour comprendre la nôtre ?
Accueillir une invitée, c’est parfois ouvrir un livre dont la couverture a été façonnée par les imprévus de la vie. Notre invitée d’aujourd’hui porte en elle l’amour des mots depuis toujours.

RDL Colmar 